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Articles de presse et décryptages.

Education, Immigration, jeunesse et politique.

VIE DE LA NATION : LE REVEIL DE LA JEUNESSE MALIENNE ET LE RISQUE D’INSTRUMENTALISATION POLITIQUE

 

La volonté du gouvernement de vouloir réviser la constitution, semble provoquer le réveil de la jeunesse malienne qui est montée au créneau pour exprimer ses préoccupations. Une jeunesse, qui doit, cependant, faire face à la manipulation politique.

 

 

Avec le projet de révision constitutionnelle, la jeunesse malienne se réveille pour s’exprimer. Un camp du « oui » et un camp du « non », se sont constitués et s’affrontent arguments contre arguments. Il faut dire que cela contribue au renforcement de la démocratie. Et c’est aussi bien que cette jeunesse, qu’on aime valoriser dans les discours politiques en disant qu’elle est l’avenir de la nation, puisse s’exprimer sur un sujet aussi important qu’il concerne la vie la nation. Il s’agit de la loi n°2017-31/AN-RM du 02 juin 2017, portant révision de la Constitution du 25 février 1992.

 Tant que la jeunesse s’exprime par elle-même, c’est une bonne chose pour le pays. Mais, le projet de révision constitutionnelle, c’est aussi l’occasion choisie par les hommes politiques pour se faire entendre et le risque que cette jeunesse se fasse manipuler, est très grand.

La jeunesse qui dit « non » au projet de révision constitutionnelle, est essentiellement constituée de jeunes civils : artistes, élèves, cadres… Ils ont constitué une plateforme appelée : « Antè A Bana, touche pas à ma constitution ». Pour ces jeunes, le moment n’est pas approprié pour procéder à une révision constitutionnelle. « Il y a plus urgent » disent –ils en faisant allusion à l’insécurité grandissante, le chômage etc.

Mais très vite, ces jeunes se font rejoindre par les leaders de l’opposition dite républicaine, accusée par le camp présidentiel d’avoir, elle-même pris part à la rédaction du projet de révision constitutionnelle en y apportant des amendements dont certains ont été pris en compte dans le projet final. Ces responsables ont participé aux séminaires . Ils auront caché ces aspects à la populations. Voilà une malhonnêteté de classe.

La très controversée Mme Sy Kadiatou Sow de l’association Adema PASJ, dont le parti est membre de la majorité présidentielle, nostalgique  a même pris la tête du mouvement. A chaque marche organisée par la plateforme contre le projet de révision, ces leaders politiques de l’opposition ont voulu se tirer vers eux la couverture. Mais à chaque fois, ils ont été poliment remis à leur place. Cette déclaration d’un organisateur de la marche du 17 juin dernier en dit long : «La société civile malienne est en train de prendre la place qui est la nôtre dans la construction de l’édifice national. Si, autrefois, elle était confinée dans le rôle de complément à la classe politique, force est de constater qu’elle est en train de se démarquer de celle-ci pour jouer son rôle de force de proposition. La marche du 17 juin dernier aura montré une société civile requinquée, prête à agir en vue de proposer aux Gouvernants la bonne gouvernance. Fini la récupération politicienne par ceux qui se font de la popularité sur le dos de la société civile. Les leaders politiques de l’opposition l’ont appris à leurs dépens».

Toujours est-il que l’opposition dite républicaine tente de reprendre le mouvement contestataire à son compte bien qu’elle a participé au processus de rédaction du projet de révision pour avoir proposé même des amendements contenus dans le projet final.

Si les jeunes de la plateforme « Antè A Bana, touche pas à ma constitution » veulent garder avec eux la légitimité de contestation pour ainsi convaincre les Maliens du bien-fondé de leur démarche, ils doivent extraire de leurs rangs, ces leaders politiques de l’opposition dont le combat s’inscrit déjà dans les perspectives des élections présidentielles de 2018. En le faisant, ils (jeunes) auraient une oreille plus attentive à leurs inquiétudes et qui sait, des solutions pourraient y être apportées.

De l’autre côté, le risque est aussi réel. Il s’agit du camp du « oui, an sonna » constitué aussi par des jeunes, mais qui, à la différence de l’autre camp opposé, se dit convaincu par la pertinence de la révision constitutionnelle. Ce camp est taxé d’être à la solde de la majorité présidentielle.

Voilà deux camps constitués de jeunes qui veulent s’exprimer à propos du projet de révision constitutionnelle, mais qui, chacun, doit faire face à la tentative de récupération politique. L’opposition politique a tout à gagner en ralliant à son combat, les jeunes partisans du non au référendum tout aussi le camp présidentiel a à gagner en bénéficiant du soutien des jeunes partisans du « oui ».

Il appartient à cette jeunesse, courtisée comme elle ne l’a jamais été, de s’affranchir de la manipulation politicienne et mener elle-même son propre combat pour un idéal  noble et juste. Ces jeunes qui disent « non » ont besoin de réponses appropriées pour se laisser convaincre au lieu d’être confrontés à d’autres jeunes. Il en va de l’unité nationale.

Jeunes du Mali ne vous laisser pas avoir. Un front ouvert au Sud sonnera la fin de notre Mali. Attention et penser au scénario de 1991qui a vu de nombreux parents perdre leurs progénitures. Ces assoiffés de pouvoir sont prêts à renouer avec la tactique utilisée en son temps et qui a consisté à faire porter le nombre important de jeunes tués par le régime du Général Moussa Traoré. On connaît la réalité. Ouvrez bien les yeux et les oreilles afin d’éviter toute récidive. Les mêmes sanguinaires se retrouvent. Jeunes vous êtes l’avenir du Mali. Refusez de vous faire tuer à la place de ceux-là qui ne voient que le fauteuil de Koulouba.

Youma

Le Pouce

 

MALI : L’IMMIGRATION CLANDESTINE : UN FREIN AU DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE QU’IL FAUT ENDIGUER

 

La problématique de l’immigration irrégulière, sinon dite clandestine, est devenue un casse-tête dans les pays africains. De ce fait, plusieurs migrants africains meurent chaque année en tentant de traverser la méditerranée afin de rejoindre l’Europe qui, selon eux, est un eldorado. Pour arrêter l’hécatombe, il faut que l’Afrique devienne une source d’espoir et de développement pour les jeunes candidats à la migration irrégulière.

Le concept d’immigration vient du latin  «Immigrare», qui veut dire entrer de manière temporaire ou définitive dans un pays dont on n’a pas la nationalité. Elle est plus ancienne que le monde. Auparavant, elle était dénommée le mouvement des personnes entre les différents pays.

La migration est un phénomène aussi vieux que le monde, elle n’est pas automatiquement négative, elle est nécessaire pour la stabilité même de l’humanité. Par nature, l’homme est un être mobile, qui aime la liberté de mouvement, qui n’aime pas vivre en vase clos, isolé. Les Etats-Unis qui sont la première puissance du monde aujourd’hui constituent un exemple vivant et positif de la migration. Ce sont les migrants du monde qui ont fait de ce pays ce qu’il est de nos jours.

En Afrique et en Asie du Sud-est, le phénomène est devenu très sérieux parce que ces deux continents connaissent des vagues d’immigrations plus que tous les autres continents. Ces vagues de mouvements entraînent la fuite des bras valides et des mémoires des pays africains.  Depuis les années 14.00, l’immigration dite clandestine a marqué d’autres tournois décisifs car les bras valides des pays africains, en quête d’un mieux-être, ont fui pour rejoindre l’Europe.

Pourtant, de nos jours, la recherche de ce mieux-être se transforme de plus en plus en drame. Comme en témoignent les afflux de migrants africains en Europe en passant par le Sahara. Cette traversée du désert est un périple trop risqué pour les candidats à la migration irrégulière et conduit parfois à la mort d’homme.

À la suite de cette traversée du désert, les migrants trouvent refuge en Libye où ils se retrouvent également piégés par les passeurs. Aussi, les migrants qui ont eu la chance d’arriver à Tripoli à destination d’Italie à travers l’Île de Nampédouza, finissent parfois par être la nourriture des animaux marins de la méditerranée.

Causes de l’immigration clandestine en Afrique

Les causes de l’immigration clandestine sont nombreuses, mais chaque pays africain a ses raisons propres. En général, selon le baromètre des constats des causes de l’immigration irrégulière de l’Ong «Transparency International», les pays africains sont mal gouvernés par leurs dirigeants respectifs. C’est cela qui caractérise ces fuites massives des bras valides ou de cerveaux en Europe tout en abandonnant carrément l’Afrique, qui est le berceau de toute l’humanité. Mais avant, il faut signaler que certains candidats à l’immigration partent par nécessité.

À ce stade, il est important d’indiquer que les causes les plus profondes qui poussent les jeunes africains à tenter l’aventure sont nombreuses. Parmi lesquelles, on peut citer entre autres : la mauvaise gouvernance des chefs d’Etat africains, l’inadéquation des différentes formations proposées aux jeunes et le marché de l’emploi, l’injustice ou l’arbitraire, la restriction de la liberté d’expression, le chômage etc.

Les passeurs, un réseau criminel à combattre 

Ces trafiquants ne s’occupent pas de l’être humain, ils sont surtout uniquement intéressés par l’argent. Leurs promesses sont des mensonges et les voyages qu’ils proposent aux candidats à l’immigration clandestine sont dangereux pour leur vie.

Pour regagner leur destination, les passeurs voire même les trafiquants d’humains leur proposent de monter à bord des embarcations de fortune qui sont très dangereuses. En vérité, les embarcations de réfugiés en Méditerranée sont extrêmement dangereuses. Les trafiquants utilisent généralement les bateaux les plus vétustes et les moins chers qu’ils puissent trouver. Beaucoup d’entre eux sont à peine en état de naviguer. Cela permet aux trafiquants de maximiser leur profit. En 2016 seulement, plus de 5 000 personnes ont trouvé la mort en traversant la Méditerranée dans de telles embarcations, selon l’Ambassade d’Allemagne au Mali.

La même source a, par ailleurs, souligné que les trafiquants d’êtres humains sont des criminels qui s’intéressent uniquement à l’argent des candidats à la migration, pas à leur vie. Et malheureusement, beaucoup meurent pendant la traversée dangereuse de la méditerranée. Le nombre de migrants morts en tentant de traverser la Méditerranée pour aller en Europe a atteint un nouveau chiffre record. Depuis le début de l’année 2016, ils sont 3.800 à avoir perdu la vie. Le taux de décès est passé de un pour 269 en 2015 à un pour 880 en 2016 et pour l’année 2017, il y a plus de 5000 morts d’hommes sur la méditerranée, seulement à la recherche d’une vie meilleure, selon HCR.

 

Pour les Nations Unies, en 2014, plus de 170.000 migrants ont traversé la Méditerranée et près de 3419 africains sont morts pendant ces traversées sur un chiffre global mondial de 4272 naufragés. Toujours selon les Nations Unies, depuis l’année 2000, plus de 20.000 migrants ont perdu la vie dans la Méditerranée. En avril 2015, disent-ils, sur les 800 migrants morts, il y avait 189 migrants maliens dans ce lot.

Conséquences du fléau

De nos jours, l’immigration est devenue l’une des causes la plus importante de la mortalité avec un taux très élevé par an en Afrique. En évoquant certaines conséquences désastreuses de l’immigration irrégulière, nous pouvons citer : les naufrages des embarcations en mer, les ventes aux enchères des migrants comme ce fut le cas en Libye récemment, les viols, l’enrôlement des migrants dans les groupes armés ou djihadistes des différents pays, l’effritement de l’éducation et le manque d’un avenir meilleur pour les pays africains.

À ce niveau, nous avons eu le témoignage d’un ex-migrant malien. «Nous tentons de regagner l’Europe au prix de notre sang à la recherche d’un mieux-être, mais cela n’est pas sans conséquence car chaque pays africain perd des jeunes hommes à la fleur de l’âge. Certains migrants en tentant leur chance sur la méditerranée dont l’objectif est d’apporter leur contribution à la construction de leur pays, meurent. Avec la mauvaise gouvernance et l’inégalité en Afrique, on ne pas rester, donc, nous sommes obligés de partir chercher une vie meilleure», déclare-t-il.

Redonner de l’espoir à la jeunesse à travers la création d’emploi

Les pays africains peuvent bel et bien contribuer à résorber l’immigration clandestine en faisant des poursuites judiciaires contre des réseaux de passeurs, ainsi que les auteurs et complices de maltraitance contre les jeunes migrants ; en facilitant l’obtention de Visa, pour les candidats à l’immigration irrégulière.

Tout comme il est nécessaire d’établir une coopération africaine et sud-sud, pour lutter efficacement contre le chômage et le désespoir, qui constituent un terreau fertile à l’immigration clandestine ; il est tout autant nécessaire de mettre en place un cadre de collaboration efficace, entre les pays de départ et les pays de destination, en vue de mettre en œuvre des projets communs en faveur de la sédentarisation des jeunes dans leur pays d’origine, et la nécessité de programmes nationaux des jeunes, avec des projets d’activités génératrices de revenus, pour les jeunes en quête d’emploi.

Au-delà de tous ces aspects, les pays africains doivent travailler en synergie d’action afin de créer des politiques nationales permettant aux futurs candidats à la migration d’être un potentiel essor pour leurs pays respectifs.

En Afrique, nous constatons un véritable manque de vision des décideurs pour leurs populations. Certes, l’immigration existe depuis la nuit des temps, quand elle était jadis appelée «Mouvement des personnes», mais elle connaît aujourd’hui un flux très important et mériterait que les décideurs publics y accordent une forte attention.

Malgré les efforts consentis par certains pays européens pour freiner le fléau en Afrique, le désespoir pousse des jeunes à être candidats pour le périple. Certes, beaucoup a été fait, mais tant de choses restent à faire pour apporter une solution durable au problème. Ils doivent faire en sorte que les jeunes africains ne se lancent plus dans cette aventure qu’on appelle «immigration clandestine».

En tout cas, l’Association malienne des expulsés (AME)  est convaincue de ce qui suit : «D’abord la migration n’est pas un fléau qu’on peut combattre. La plupart de jeunes risquent leur vie en essayant d’aller trouver du travail en Europe et espèrent avoir une vie meilleure que dans leur pays d’origine. Donc, il revient à nos Etats de créer des emplois pour les jeunes, d’assurer le partage équitable des ressources publiques, autrement dit de lutter contre la mauvaise gouvernance, faire en sorte que notre système scolaire ne soit pas un laboratoire de création de chômeurs».

Ousmane DIAKITE

Source : Le Reporter